Nicolas Bost

S’il a d’abord un nom, Nicolas Bost a surtout un prénom ! Cavalier professionnel, sur les traces de son père champion olympique, Nicolas a d’abord appris à gérer la pression d’être le « fils de » avant d’en faire une force pour se hisser au plus haut niveau.

Aujourd’hui cavalier et coach au sein des Ecuries de Bosty, Nicolas porte le gilet airbag développé avec Horse Pilot depuis plus de 3 ans et ne fera pas machine arrière ! Retour en image sur son parcours, son rapport à sa famille et bien sûr, sa vision de l’airbag !

24/06/2022 – Photos & Vidéo: Alban Nieroz Studio – Temps de lecture: 10 min

Qui es-tu ? 

Je suis Nicolas Bost, j’ai 28 ans, je suis cavalier professionnel au sein de l’écurie Bosty Jump à Barbizon et j’aide mon père qui est champion olympique à réaliser ses rêves et bientôt les miens. J’adore le sport et j’adore la compétition. Mon métier c’est le CSO, le saut d’obstacle donc je suis en permanence avec les chevaux.

Tu as surement baigné dans le milieu de l’équitation depuis que tu es tout petit, à quel moment as-tu eu le déclic d’en faire ton métier ?

J’ai toujours fait du cheval depuis tout petit, je suis passionné de ça mais c’est vrai que la vraie passion du sport m’est plus venue vers l’âge de mes 10 ans après le monde des poneys parce que quand on est jeune on commence par les poneys et après les chevaux et c’est vrai que c’est le contact avec les chevaux qui m’a un peu plus passionné. Je pense que peut-être, avec l’animal qui est plus grand, il y a plus de sensations donc ça m’a plus branché à partir de ce moment-là.

Donc tu as eu un déclic à 10 ans ! Et tes premières compétitions? 

Alors mes premières compétitions, j’ai commencé très tôt, on a baigné dedans, on est vraiment toute une famille à Barbizon avec une grande écurie, une grande structure uniquement pour le CSO et le concours hippique. Je ne voudrais pas dire de bêtise mais je pense que vers l’âge de 5 ans on était déjà en compétition de tout petit niveau, c’est ce qui fait aussi qu’on a démarré. La passion a démarré tôt mais je me suis vraiment décidé à en faire mon métier entre 10 et 15 ans où je me suis posé un peu les questions et c’est là où j’ai vraiment bifurqué pour faire ce métier là.

Et quand tu es en compétition, quelles sont les émotions qui te traversent? 

En compétition, on est traversé par toutes sortes d’émotions. C’est vrai qu’étant jeune, j’ai eu beaucoup de pression et je me suis mis beaucoup la pression. Je suis “fils de”, alors ça joue aussi, ça m’a aidé à certains moments, mais on est plus regardé que certains athlètes jeunes. Mais cette pression je m’en suis servi pour devenir surement meilleur.

Après, on est traversé aussi par l’adrénaline, quand on a par exemple le type d’épreuves qui se courent avec barrages où là justement on doit aller plus vite que les autres et sans faire de pénalités, donc on doit prendre des risques avec nos chevaux et il y a toute une mesure du risque à prendre qui fait qu’on a une montée de pression et d’adrénaline qui est assez forte.

Et la recherche de performance toujours? 

Oui, toujours la recherche de performance. C’est vrai qu’on est éduqué depuis tout petit pour aller vers le haut niveau, vers le haut niveau avec mon père, à l’international surtout donc oui, performance à fond, tous les petits détails comptent !

En parlant des petits détails justement, est ce que tu es quelqu’un de superstitieux? Est ce que tu as des manies quand tu sors en compétition ou même quand tu vas essayer un nouveau cheval ?

Alors oui on a des manies. Par exemple, j’ai des réglages précis avec chaque cheval. J’ai des moments que je partage avec chaque cheval avant le sport et avant la compétition et ce sont des petits moments précis à moi. J’ai toujours les mêmes réglages, parce qu’on a des sangles plus ou moins serrées que je dois vraiment brancher au même moment et j’essaye aussi de garder un peu des moments de calme à moi pour me recentrer sur le sport avant chaque parcours. Donc oui on a des petits rituels.

Et justement dans ces rituels là, quand il y a un nouvel équipement qui arrive, en l’occurrence l’airbag, au début qui peut être perçu comme une contrainte. Comment es- tu passé du stade où tu ne le portais pas à l’essayer et à l’adopter ? Est-ce que tu avais des craintes au début? 

Je me suis mis à porter l’airbag après une chute. Alors oui c’est vrai que dans l’équitation, l’airbag était considéré comme un outil un peu plus “amateur” au départ et ce n’est que depuis quelques années qu’il s’est vraiment démocratisé. Je me posais la question depuis quelques années et hop une chute assez grave, enfin grave, une clavicule cassée. Ce qui était assez embêtant pour mon sport : cela me pénalise pendant 1 mois et demi parce que je ne peux plus faire de compétition et me pénalise aussi au niveau sponsoring, partenaires, propriétaire des chevaux.

Donc oui, le gilet airbag a été important parce qu’il m’a permis de me remettre assez vite en selle avec de la confiance retrouvée assez rapidement parce qu’il m’apportait un peu plus de sécurité donc j’ai pu prendre des risques assez vite tout de suite alors que mon corps n’était peut-être pas à 100% de ses capacités.

Tu parlais de prendre des risques mais des risques qui restent quand même mesurés? 

Grâce au gilet, oui, des risques mesurés parce qu’on sait où on est, peut être qu’il y a toujours un petit pourcentage de risque qu’on ne maitrise pas mais on sait que dans 90% des cas on est toujours en sécurité.

Est ce que tu te souviens de la première fois que tu l’a porté? Qu’est ce que tu t’es dis, ça y est j’ai franchi un cap ? 

Quand j’ai porté pour la première fois le gilet, je me suis dit “bah ça y est tu y es..” enfin je me suis aussi dit que c’était une bonne chose parce qu’indirectement, tu participes peut être à la démocratisation du gilet. Au final, vu que maintenant les nouveaux modèles sont vraiment adaptés au corps, assez proche du corps, porter le gilet airbag n’est vraiment pas du tout contraignant donc ça a été un moment assez simple justement.

Depuis combien de temps portes-tu l’airbag ?

Ça va faire maintenant 3 ans que je porte l’airbag In&motion et Horse Pilot. Je le porte essentiellement avec mes jeunes chevaux car il y a potentiellement des risques plus graves de blessures rapides. Donc il me permet vraiment d’être en sécurité tout de suite et il me permet d’être serein justement quand je vais en compétition avec mes chevaux de sport de haut niveau. Je sais que la semaine je ne risque pas de blessures.

Est-ce qu’il y a eu un moment, un épisode qui a entraîné une sorte de déclic par rapport à l’airbag ? 

On est vraiment toute une famille à être dans l’équitation donc on est plusieurs membres d’une famille, on est tous professionnels, tous des cavaliers de très bon niveau et c’est vrai que j’avais déjà eu mon beau frère qui avait fait une grosse chute il y a quelques années en forêt. Déjà ça m’avait mis un peu le doute, je m’étais posé un peu des questions. On porte notre casque en permanence, lui, par exemple, ne le portait pas le jour où il s’est fait mal donc je le portais déjà mais c’était une confirmation.

Et c’est vrai qu’en ce qui concerne le gilet, ma soeur, l’année dernière a fait une chute très très grave, elle a vraiment failli y rester alors qu’elle monte très très bien, elle a fait plusieurs championnats dans sa vie, le haut niveau ce n’est pas un problème pour elle; et c’est vrai qu’on est dans un stade au dessus mais de se dire “tiens même si on monte bien, on peut se faire mal”. Peut être que se servir d’outils qui sont à notre disposition aujourd’hui, qui sont là pour la sécurité, c’est une bonne chose. Je pense que c’est aussi un déclic qui fait qu’on rajoute un peu de sécurité à notre équipement donc ça c’est bien.

Est ce que tu as déjà chuté avec l’airbag ? 

J’ai fait une première chute, sans gravité ce n’était pas une grosse chute mais c’est vrai que déjà, au moment de monter sur le cheval, je me suis dit : avec celui-là il faudra que je mette mon gilet. Je sentais déjà qu’il était un peu “chaud” comme on dit, un petit peu sanguin et du coup, je ne le sentais pas trop, j’ai donc mis mon gilet et je suis tombé mais je suis tombé debout, sans gravité.

Et sinon, une anecdote qui nous arrive à tous je pense : C’était que nous à cheval,  on doit descendre. On est accroché avec le cheval et quand on descend il peut se déclencher et c’est vrai que c’était le dernier cheval de la journée, il pleuvait très fort, je me suis dit il faut que je me dépêche…  je suis descendu un peu trop vite et il a gonflé donc voilà. C’est une anecdote.

Aujourd’hui tu te verrais faire machine arrière et arrêter de le porter ?

Non, ça me paraît de plus en plus naturel de porter mon gilet parce que déjà il se démocratise de plus en plus, il y a vraiment des professionnels qui sont dans le top 10 mondial qui le portent alors je pense que ça aide aussi. Maintenant c’est devenu un outils professionnel en fin de compte, il est vraiment bien taillé, on ne le voit pas sous notre équipement, il ne dérange pas alors que je pense qu’à l’époque ça aurait pu être un équipement qui nous dérange, qui nous contraint dans les mouvements parce que nous devons quand même rester assez fluide pour pouvoir accompagner l’animal donc aujourd’hui il est comme une seconde peau, il est tellement ajusté que ça ne dérange pas.

Qu’est ce que tu dirais à une personne qui hésite? 

Justement, je suis aussi coach en tant que cavalier de haut niveau, donc je n’hésite pas à partager mon gilet quand j’ai des stagiaires ou des gens qui viennent s’entraîner et je leur dirais qu’il faut le mettre, il ne faut pas hésiter. J’avais, à un moment donné après ma blessure, une mauvaise pression alors que la pression doit être bonne. On doit transformer la pression de stress en quelque chose de bénéfique et là c’était de la mauvaise pression parce que j’avais presque “peur” pour ainsi dire. Donc ça m’a permis d’être plus serein, plus rapidement. C’est vrai que nous on est en contact avec un animal tout le temps, qui ressent toutes nos émotions donc plus on est rapidement serein plus le cheval le sent et plus il se relâche et on obtient de bons résultats.

Ça ne t’alourdit pas quand tu le portes? 

Non pas du tout. Je le mets souvent sous ma veste de concours qui est un peu élastique. C’est vrai qu’on peut être un tout petit peu plus serré mais franchement ça ne se voit pas. La dernière fois que je l’ai mis en concours, ma sœur m’a dit: “tu as ton gilet?” C’est que ça ne se voit pas !

Je pense aussi que le regard extérieur fait qu’on se sent mieux et c’était aussi ça qui dérangeait à l’époque parce que c’était toujours des gros gilets. Il y a plusieurs disciplines, il y a le CSO, le cross, le dressage et on se disait que ce sont des gilets de cross? ce n’est pas du tout notre discipline et maintenant ça fait partie de notre sport.

L’apparence c’est très important?

L’apparence rentre toujours en ligne de compte. On est dans une ère très médiatisée,  avec tous les réseaux sociaux (Instagram, Facebook, etc) tout le monde est regardé, donc ça joue, ça fait partie du jeu et du jeu qu’on a aussi de séduire d’éventuels propriétaires, d’éventuels sponsors, d’être bien présenté. Donc il y avait un doute à ce niveau là et je pense qu’aujourd’hui, ça fait juste partie de notre temps.

La prochaine grosse étape pour toi? 

J’avais un cheval de tête en début d’année qui était vraiment mon top cheval. Je l’ai vendu, alors c’était aussi un objectif de le vendre donc j’en suis fier. J’ai maintenant ma deuxième jument, qui était ma jument de vitesse, qui appartient à une propriétaire irlandaise qui fait confiance à notre famille depuis très longtemps et donc là je la lance un peu dans le grand bain pour faire le championnat de France en préparation d’éventuels événements dans l’année donc c’est un peu une étape après on va voir. C’est ça qui va fixer un peu les objectifs de l’année.

Dans un futur relativement proche tu dis que l’airbag va rentrer au même titre que la bombe? 

Moi je pense que l’airbag fait partie de notre temps. Il ne fait que s’améliorer, alors c’est vrai qu’au début il y avait des défauts, je pense qu’on avait trop chaud dedans. Là c’est vrai que j’ai la deuxième version de l’airbag de Horse Pilot qui est vraiment conçu pour être aéré donc ça c’est réglé. Il y avait des problèmes de taillant pas du tout près du corps, ça nous perturbait, ça perturbait nos mouvements. Aujourd’hui c’est conçu pour, c’est adapté, ça s’améliore encore. Je pense que In&motion continue de progresser sur ça pour que ça s’adapte et que ça nous dérange le moins possible.

Toutes les personnes amateurs devraient presque être obligées de le porter parce que ça éviterait certains drames, certaines blessures et justement j’ai des amis qui ont monté jeune et qui ne monte plus ou que je croise dans des dîners et qui me disent “ah j’ai monté jeune mais je me suis fait mal et j’ai arrêté” et je me dis que c’est toujours dommage parce que notre sport c’est quand même un beau sport avec les chevaux, les animaux, on est dans la nature. Il n’y a pas de raisons de se faire mal en soi, c’est possible, mais je pense qu’il ne faut pas hésiter à mettre un gilet, ça peut apporter de la sérénité, éviter de se faire mal et de quitter notre sport qui est un beau sport.

Selon toi, quel est le futur de la protection airbag ?  

Selon moi le futur du gilet c’est vraiment que tout le monde va le porter parce que c’est au même titre que notre casque, notre protection. Ça a mis des années à être accepté et je pense que maintenant ça doit faire partie de l’équipement.

On a construit toute cette campagne autour du “Keep tomorrow alive”. Pour envisager demain plus sereinement, selon toi, de quoi a-t-on besoin pour envisager demain plus sereinement? 

C’est d’actualité, il faut être ou du moins, se sentir en sécurité ! L’avantage d’avoir un gilet c’est qu’on est en sécurité avec notre sport mais ça nous permet de nous sentir bien et de rester soi même alors qu’on a une protection.

Après, je suis quelqu’un qui fait beaucoup d’humour donc je pense qu’il faut avoir de l’humour pour prendre les choses avec légèreté, en légèreté comme avec le gilet !

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