Working with the bestXavier de Soultrait

Xavier de Soultrait

Pef, un des 3 co-fondateurs d’In&motion, a rencontré Xavier au détour d’une balade moto pendant une édition du Alpes Aventure Moto Festival. Il avait été interpellé par notre système et nous avons commencé à travailler ensemble pour le protéger. 2 ans plus tard, l’airbag devenait obligatoire au Dakar et de manière plus globale en Rallye Raid.

Au cours de l’interview, Xavier est revenu sur sa famille, son rapport à la moto et au haut niveau, sa chute en 2021 et sa vision du futur. Nous sommes fiers que Xavier porte haut les couleurs In&motion !

05/06/2022 – Photos & Vidéo: Alban Nieroz Studio – Temps de lecture: 10 min

Peux-tu te présenter ? 

Je m’appelle Xavier de Soultrait, je viens d’une famille nombreuse à côté de Moulins sur Allier et on a commencé la moto en famille comme ça dans les champs avec des bouts de ficelle et j’en ai fait mon métier et maintenant je suis père de famille, c’est quelque chose qui compte beaucoup pour moi.

La moto est un élément fort de ta vie, peux-tu nous parler de la relation que tu as avec cette pratique?

Oui, la moto c’est ma passion et c’est né en famille parce que mon père en faisait un petit peu comme ça en loisir avec ses copains et puis on a toujours regardé les grands prix de Formule 1, le Dakar à la télé. Avec mes frères et sœurs on avait des vélos quand on était petits et on imitait le bruit des moteurs pour s’imaginer qu’on était sur des motos et puis peu à peu l’irréel est devenu réel. Déjà, faire le championnat d’Auvergne c’était quelque chose d’incroyable, puis le championnat de France, puis le championnat d’Europe puis le Championnat du monde, puis le Dakar. Je suis super chanceux d’avoir une passion, je me dis que le rapport à la moto ça aurait pu être autre chose mais c’est la moto, c’est le rapport à la passion. Et quand la passion est vraiment profonde personnellement ça m’a emmené à des endroits que je n’aurais pas imaginés.

Cette passion de la pratique t’a emmenée vers la compétition ? Comment tu vis cette compétition moto parce qu’on peut avoir une passion de la moto qu’est simplement du loisir, qu’est-ce que tu vas chercher dans la compétition? 

Le plaisir c’est de faire de la moto, le plaisir c’est de faire de la compétition et avec le haut niveau, l’entraînement, etc c’est une autre passion, c’est un autre plaisir, c’est de performer. Le rapport à la moto c’est beaucoup de plaisir de pratique mais c’est devenu beaucoup de plaisir d’essayer de devenir le meilleur possible et c’est au Dakar que je me suis le plus épanoui avec le plaisir d’essayer de battre les autres et d’essayer d’être meilleur que les autres.

Sachant que le Dakar est une des épreuves les plus dures au monde, tu parles de plaisir mais c’est aussi quelque chose d’extrêmement difficile. 

On s’imagine qu’on s’amuse dans le sable mais c’est très difficile, alors oui on s’amuse beaucoup parce que c’est quand même dément on fait presque 1000 km par jour, on saute des dunes, on va dans des paysages pas possible. C’est ça qui est bien dans le Dakar c’est que c’est encore un peu une aventure et du coup tu peux battre les autres, essayer d’être plus malin qu’eux pour ne pas se perdre là où les autres vont se perdre et parce qu’on va très vite et c’est très dangereux mais justement quand on arrive à faire un bon coup, grâce aux cartes et à la navigation, on sait qu’on va pouvoir prendre du temps sans se mettre encore plus en risque.

Quelles émotions ressens-tu quand tu es à la veille de ton départ au Dakar et quand tu es sur des étapes? 

Avant le Dakar tu as le stress de bien faire parce que c’est quand même un travail de 1 an et puis une fois que la première étape est partie c’est différent. Après, les matins, c’est le stress justement d’arriver à faire le bon coup que les autres n’ont pas fait. L’année dernière j’avais fait un coup que personne d’autre n’avait fait, c’était bien et c’était super satisfaisant. Même si ça ne se voit pas forcément de l’extérieur, tu trouves un petit raccourci, tu tentes quelque chose qui marche. Par exemple, tu penses qu’il faut aller monter en haut de cette montagne, pour éviter d’aller suivre la piste tu vas essayer de couper à travers mais si au milieu il y a un ravin, les 10 minutes que tu as essayé de gagner vont se transformer en 20 minutes perdues. C’est pleins de mini challenges comme ça toute la journée et moi le matin je suis quand même assez stressé, j’ai quand même assez de pression pour réussir à être plus malin que les autres. C’est un mélange de ça et d’une grosse boule au ventre de ne pas se faire très mal.

J’imagine que passer la ligne d’arrivée à la fin de la deuxième semaine, c’est un moment qui est magique? 

Les Dakar sont différents parce qu’au début j’ai commencé vraiment amateur, mon but c’était de terminer la course. Puis après, à partir du 2ème, 3ème Dakar, c’était de commencer d’être le meilleur possible et j’ai toujours réussi à faire de mieux en mieux. Cette année, pour le dernier Dakar c’était la première fois que je “régressais”. Cette année la deuxième semaine il n’y avait pas autant d’émotions que les Dakar précédents. Le dernier jour lors de la dernière étape je savais que c’était ma dernière étape du Dakar en moto, là il y avait beaucoup d’émotions.

Quand tu parles de cette progression, peux-tu nous expliquer comment tu mets en œuvre les stratégies, les préparations avec la moto, avec l’équipement pour améliorer ta performance? 

En fait j’avais pris ça sur moyens termes, sur cinq, six ans, la démarche d’aller au Dakar et je voulais commencer pour apprendre. Une première année dans les cinquante premiers, puis après la deuxième année être dans les vingt premiers puis après gagner cinq places par an. Mais je ne voulais pas aller tout de suite à bloc parce que je ne connaissais pas suffisamment tout ce qui allait autour du Dakar: la mécanique, le rythme, comment adapter son rythme, savoir naviguer etc. Donc j’ai construit un peu ça pendant deux, trois ans avant d’aller vraiment au charbon parce que c’est assez simple d’arriver dans les vingt premiers mais après pour rentrer dans les dix premiers et les cinq premiers là c’est pas si simple. Il faut vraiment que tout soit ok, que tout soit aligné et en plus être bon. Ce n’est pas seulement de ne pas avoir de problème, c’est ne pas avoir de problème et être meilleurs que les autres parce que c’est une discipline qui est aventure, difficile, longue etc. Il y a aussi des aventuriers enfin d’autres pilotes qui sont des tueurs, il n’y en a pas qu’un ou deux il y a 10 mecs. Pour les battre c’est vraiment pas simple. Alors, l’année dernière, je pensais être prêt à aller vraiment à mon maximum, il y avait tout qui était aligné et j’ai été à mon maximum et c’était très bien.

Tu t’es retrouvé dans un classement qui n’est pas celui que tu espérais? 

Le Dakar d’il y a deux ans, je pense que j’avais oui rendu une bonne copie parce que j’étais prêt, je me sentais bien physiquement, mentalement, j’avais une super moto et je me sentais indestructible pour gagner. Je pense que là j’avais rendu une bonne copie mais j’ai fait une erreur qui a arrêté ma course et qui a failli arrêter ma vie aussi donc c’était difficile de repartir. C’est pour ça que le Dakar cette année, j’étais un petit peu inquiet en fait, j’avais peur d’éteindre la lumière.

Typiquement on parle de recherche de performance, la chute fait partie de la pratique, comment tu appréhendes le fait que ce risque est présent dans cette pratique, ça fait partie de la recherche de performance?

En Rallye, c’est très difficile parce qu’on va dans des endroits désertiques, c’est l’essence du Rallye donc on n’a pas forcément de soins, de routes autour. Je m’entraîne beaucoup au Maroc, parfois je pars pour des boucles de 500 bornes à fond comme si c’était une course, tout seul. Et ça quand j’y repense maintenant ce n’est pas raisonnable du tout mais le rallye en général n’est pas raisonnable parce qu’on va vite dans des endroits désertiques et on est souvent seul. Donc c’est très dangereux. C’est pour ça aussi que l’évolution des équipements notamment ce qu’on a commencé ensemble il y a quelques années c’est à double tranchant parce qu’à la fois tu en a besoin parce que tu sais que c’est vraiment un risque si tu te perfores quelque chose ou si tu te casses le dos ou que tu ne puisse plus bouger, tu peux mourir en restant toute la nuit et une journée de plus. On va dans des endroits et on recherche les endroits où il y a personne donc si on chute là et qu’on ne peut plus se relever et partir, c’est foutu. C’est pour ça que c’est à double tranchant parce que quand tu as l’airbag, tu te sens invincible mais tu n’es pas non plus invincible, ça te protège énormément mais ça ne fait pas tout. Mon entourage parfois me dit de faire gaffe, de faire attention de ne pas se faire mal et je leur dis “mais maintenant j’ai l’airbag je peux y aller, je crains rien”. Mais en fait, il faut quand même faire gaffe car comme on le disait tout à l’heure, il reste les chevilles, un bras, tu peux te faire quand même autre chose.

Tu fais partie de ceux qui ont contribué à l’arrivée de l’airbag en Rallye Raid qui est obligatoire depuis 2 ans, comment est-ce que c’est arrivé? Qu’est ce qui a fait que tu t’es intéressé à l’airbag? et comment as- tu contribué à l’arrivée de cette protection?

J’ai découvert dans le haut niveau qu’on cherche toujours à aller plus vite, plus loin et avant les autres et mieux. Et pour s’entraîner à aller plus vite, il faut aller un peu au-dessus de la limite donc tu te mets en risque de chute et en rallye la chute est pénible, elle fait mal. Ce n’est pas une petite chute où tu glisses dans l’herbe, tu peux vite te faire mal. Justement, on s’était vu avec In&motion pour essayer de trouver un moyen d’adapter l’airbag au Rallye Raid parce que c’est génial sur le papier. On a commencé comme ça dans l’idée d’être plus en sécurité dans l’entraînement pour pouvoir augmenter mon niveau. 6 mois ou 1 an après c’est devenu obligatoire au Rallye Dakar et au début c’était un peu la panique chez les autres, comme ceux qui disaient “mettre la ceinture tous les jours c’est n’importe quoi”. Moi, je mets toujours ma ceinture, ça me parait une honte de ne pas la mettre maintenant. Je pense que l’airbag ça va être exactement la même chose. Au début ça en a choqué en se disant “non non c’est n’importe quoi” mais c’est la réflexion humaine d’un produit nouveau que tu ne connais pas. Puis, quand tu vois la simplicité du système et que tu l’enfiles, sans faire la pub du produit mais surtout mentalement.. on est pas des machines non plus. On peut tomber, et si on veut aller le plus vite possible on va prendre des risques et tomber encore plus. Un motard qui n’est jamais tombé, j’en connais peu. Avec ça tu te sens vraiment bien, psychologiquement ça vaut 10 séances de psy.

 Quelles ont été les phrases, les objections que tu as entendu quand c’est arrivé et toi ce que tu en as pensé?

Au début c’était “ça va se déclencher n’importe quand, c’est lourd, c’est chaud”. Toutes les objections de quelqu’un de mauvaise foi qui ne connaît pas le produit. Alors “ça se déclenche n’importe quand”, au début quand on a commencé avec l’algorithme route pour l’off road, je me rappelle une fois j’étais avec Michelin on faisait des essais et je suis revenu pour le coup en Bibendum parce que c’était les prémices de l’algorithme de terre. C’était sur un terrain de moto cross donc là ça le mettait vraiment à l’épreuve. “C’est chaud”, finalement quand on voit le truc c’est hyper aéré ce n’est pas chaud. “C’est lourd” ça pèse le poids d’une protection normale. Au final toutes ces objections on les entend plus.  Il faudrait reprendre des mecs qui en font la pub maintenant au début qui disait “non c’est n’importe quoi, ça va nous gonfler, c’est trop chaud, c’est trop ceci trop cela”. Au final on l’utilise tous et en course c’est obligatoire mais à l’entraînement tout le monde l’utilise aussi donc c’est bien que ça fonctionne.

Tu penses que le déclic finalement ça été en le portant, les gens se sont plutôt rendu compte que c’était agréable? 

Oui je pense que c’est ça le déclic, c’est un vieux slogan de pub des année 80 mais c’est en essayant qu’on l’adopte et puis c’est vrai ça vaut le coup de l’essayer parce qu’une fois que tu l’as mis tu ne le sens pas et puis en moto quand tu fais de l’enduro, du cross, du rallye, un peu d’aventure si tu ne mets pas un airbag tu mets forcément une dorsale, une protection donc tu mets forcément quelque chose. Là, tu as quelque chose qui regroupe tout, qui fait tout et ce n’est pas beaucoup plus gros qu’une simple petite dorsale. C’est valable et puis c’est sympa aussi dans la moto d’avoir un peu des nouvelles technologies.

 Comment as-tu vécu la collaboration que tu as eu avec In&motion? Tu as vécu toutes les phases de développement avec l’équipe, peux-tu nous raconter un peu comment tu l’as vécu? 

On s’est rencontré il y a 4 ans peut être maintenant et puis ça n’a pas beaucoup changé, le boitier, le principe n’a pas changé mais par contre on a évolué en faisant du off road, du sable, des randos, du cross etc pleins de situations où l’airbag ne comprenait pas si il y avait chute ou pas chute donc dans le doute il se déclenchait. J’ai cramé quelques inflators d’In&motion pour le début pour faire des tests mais c’était super intéressant à tel point que maintenant j’utilise l’airbag tout le temps. Je ne fais pas beaucoup de motocross à l’entraînement et je l’utilise tout le temps donc même pour moi sur les terrains pour faire de l’enduro et pour faire du cross je pense que pour Mr tout le monde il est largement prêt.

Aujourd’hui si tu es amené à aller sur une piste d’entraînement et que tu croises un motard qui te dit que l’airbag ce n’est vraiment pas quelque chose qui l’intéresse. Quelles seraient les explications, les arguments que tu lui donnerais? 

Presque aucun, je pense que je lui dirais, prends le vas-y roule. Si un jour quelqu’un se pose des questions sur l’airbag, je lui dirais: “prends le, mets le, roule et tu verras”. Je suis sûr qu’au bout de 2 tours il va l’oublier parce que c’est tout l’intérêt d’une protection, c’est que tu ne sois pas gêné dans tes mouvements et que tu n’y penses pas. Il y a pas longtemps j’ai déclenché, je me suis raté sur un saut, j’ai atterri beaucoup trop loin et je ne savais pas si j’allais tomber ou pas donc là c’est une situation pas simple. Je ne suis pas tombé mais je me suis quand même bien explosé sur la moto. J’ai perdu la main à l’impact et j’ai failli tomber et j’ai déclenché. J’ai entendu le bruit du déclenchement et ça m’a surpris je me suis dit il y a des chasseurs ou il y a quelque chose, j’avais même zappé que j’avais l’airbag.

Sur ces chutes là, tu penses que l’airbag a bien fait de se gonfler? 

C’est marrant ça ressemble à une chute que j’ai eu au Dakar où j’avais sauté une dune trop loin encore et j’avais atterri dans une autre dune et du coup je pensais que j’allais tomber et l’airbag aussi a cru que j’allais tomber et finalement je ne suis pas tomber. Mais dans ces deux chutes je suis content que l’airbag se soit déclenché parce que ça ne se joue à rien. Si j’avais dû choisir j’aurais appuyé sur le bouton ouverture si jamais ce n’était le cas parce que je pensais dans les deux cas que j’allais tomber. Dans les deux cas, surtout au Dakar, ça m’a beaucoup protégé par rapport au guidon. Comme ça s’est déclenché, je me suis écrasé dans la moto et ça m’a empêché de me casser une côte, une épaule ou une clavicule. Ça protège quand même bien les clavicules parce qu’en moto c’est vraiment les clavicules qui sont le plus exposées. Pour des chutes comme ça où tu t’écrases sur la moto, où c’est la moto qui fait l’obstacle, c’est bien d’avoir un déclenchement.

Comment vois-tu le futur de ce sport? Ta vision de demain?

L’off road, l’aventure, le trail, ce sont des domaines qui sont en expansion. Tout le monde veut de l’aventure et l’aventure ce n’est pas forcément en Afrique ou au bout du monde. Ça peut être dans les petits chemins forestiers autour de chez toi. Cette mode et cette envie d’aventure et de partir avec un trail, avec un 600, 800, une 1000, avec une moto d’aventure une moto de trail c’est vachement accessible et tu peux avoir des émotions, des rencontres et je pense que ça va être de plus en plus comme ça la moto. C’est un outil pour partir, pour voyager. Je vais faire un peu ce virage de la compétition à l’aventure et au trail. J’ai l’impression qu’ aujourd’hui l’essentiel des nouveaux motards et des nouvelles pratiques c’est  ça. La moto ça peut être plein de trucs mais ce côté trail moi ça me passionne et me fait rêver. Je pense que c’est typiquement le lieu où tu ne peux pas y aller en jean basket mais il te faut quand même une protection, tu ne vas pas mettre une combinaison, tu ne vas pas mettre un cuire non plus donc ce domaine là il est parfait. Pour le coup ce que l’on utilise au Dakar c’est le  produit idéal pour faire ça.

Et pour finir sur une note un peu philosophique, qu’est ce qui t’aide à envisager ton futur plus sereinement? 

La moto c’est un domaine de liberté incroyable et quand tu mets le casque tu peux en quelque sorte être une autre personne. Tu peux être quelqu’un de raisonnable dans la vie et sur la moto être moins raisonnable, plus fou parce que tu te fais trop plaisir et puis tu as de la puissance, tu as des émotions, tu as des sensations pas possible. Du coup, tu perds la raison et c’est pour ça que si tu chutes tu peux te faire mal. Peu à peu tu vas peut-être le faire 1 fois, 2 fois, 3 fois, mais au bout d’un moment tu vas passer à autre chose, un domaine dans lequel tu pourras t’éclater avec moins de conséquences de chute. C’est pour ça que les protections: les bottes, les casques, les airbags, te permettent peut être de continuer pas à “péter complètement les plombs” mais à t’exprimer sans retenue sur une moto et puis être bien protégé en fait c’est tout simplement ça.

Tu dis assez souvent que quand tu enfiles l’airbag tu te sens un peu invincible, on dit aussi qu’après une chute, l’airbag peut t’aider à remettre le pied à l’étrier plus rapidement parce que mentalement tu dis que tu as l’airbag qui t’apportes une sérénité. Pourquoi cette année tu disais que toi même après la chute que tu as eu il y a 2 ans que malgré l’airbag tu étais moins dedans? 

C’est vrai que l’airbag je sais pas ça te met en confiance c’est comme si tu fais de l’accrobranche, tu mets la corde pour te maintenir c’est quand même une sécurité. Moi maintenant je ne me sentirai plus de rouler sans. Il y a 2 ans j’ai pris une chute à plus de 150 où je me suis cassé la 2ème cervicale et c’était 6 mois de corset, il fallait revenir et j’ai refait le Dakar cette année mais cette année au bout de 2, 3 jours je n’ai pas réussi à me remettre dans le bain parce que j’avais tout simplement peur malgré l’airbag. Je suis passé pas loin de la correctionnel de l’année d’avant et j’ai eu une deuxième fille entre temps et je n’ai pas réussi à aller à la guerre comme je faisais avant. Alors ce côté je suis 100% invincible quand je suis avec l’airbag ça m’a vraiment aidé quand même à y aller, à continuer mais tu n’es pas 100% invincible et c’est ce que j’ai compris. Il y a 2 ans je suis parti un peu en me disant de toute manière si je tombe j’ai un ballon autour de moi je suis protéger quoiqu’il arrive mais non quand même ce n’est pas non plus 100% je me ferais pas mal. Et je me suis fait très mal et psychologiquement ça a laissé des traces.

Au Dakar c’est spécial parce que le matin on s’équipe, on se couvre bien parce qu’on fait de la route avant d’atteindre le départ de la spéciale et donc on a 2,3 heures de route la nuit.

Donc au départ de la spéciale moi je vérifie si tout va bien, j’ai mon équipement, l’airbag, j’ai enclenché la in&box le matin et elle est dans mon airbag, je n’y touche plus. Les rituels un peu avant chaque matin c’est de s’équiper et au Dakar il faut que ça soit le plus simple possible donc avec la box c’est royal tu as juste à l’allumer, la mettre dans le gilet ou alors si elle est déjà dans l’airbag de la clicker et terminé. Je n’ai pas d’application, de téléphone, pendant le Rallye au Dakar il y a beaucoup de choses, il ne faut pas s’en rajouter. Après le matin, un petit échauffement, un petit jonglage avec 3 cailloux pour être sûr d’être bien réveillé et c’est parti !

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